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Prime Sarkozy et Actionnariat

I) L'inopportunité de la prime Sarkozy

    Le marxisme n'en a pas fini d'influencer la politique française. La mise en place par le Président Sarkozy du système de la "Nouvelle Prime" exonérée de charges sociales, en est une preuve supplémentaire, après la réforme du financement des retraites ou les 35 heures. Comme toutes les mesures imprégnées du marxisme ambiant, elles conduisent à l'échec parce qu'elles s'inscrivent toujours dans un univers du dirigisme et de la confrontation, alors que, lorsqu'on met en place un système de consensus, de collaboration, de partenariat, de participation, on s'oriente délibérément vers la réussite.

    A un peu plus d'un an des présidentielles, le lancement d'une "Nouvelle Prime" exonérée de charges sociales n'apparaît pas par hasard car elle correspond à la baisse du pouvoir d'achat des français, mais elle ne peut réussir, parce qu'elle ne répond pas à l'objectif et parce qu'on refuse d'analyser le problème à long terme pour tenter d'y apporter une solution pérenne.
    Présentée comme une action gouvernementale pour améliorer le pouvoir d'achat de nos concitoyens, mais, accordée aux salariés des entreprises de plus de 50 personnes réalisant des bénéfices, cette prime ne sera qu'un avantage supplémentaire pour les salariés qui font partie d'une grande entreprise!
    Mais le pouvoir a besoin de recentrer son discours pour retrouver une image plus sociale... nous assistons, alors, à une médiatisation-réactivation du conflit marxiste classique opposant patronat et actionnaires d'une part et salariés d'autre part, sur fond d'intervention de l'Etat.
    Voici donc une mesure qui a occupé l'espace médiatique au profit du Président Sarkozy, ... à peu de frais parce que ce sont les entreprises qui vont payer.

II) La nécessité de refonder le contrat social dans l'entreprise

    Le lancement de cette nouvelle prime, certes, marque officiellement la prise en compte par le gouvernement des écarts qui existent entre les rémunérations des différents acteurs de l'entreprise: patrons, traders à haut revenus et actionnaires, d'un côté, smicards, travailleurs à temps partiels subis, salariés à horaires flexibles imposés, d'autre part, sans oublier les cadres moyens souvent coincés entre les deux.
    Dans un contexte de conflit, chacun des acteurs cherche à tirer parti au maximum de sa situation, en particulier parce que chacun pense qu'elle peut ne pas durer, par manque de confiance dans le système. Dans ce contexte, actionnaires de base et salariés assistent, impuissants, aux distributions de rémunérations pour les dirigeants et les hauts revenus, à leurs dépends, dans un contexte de maximisation à court terme de la rémunération des gros portefeuilles!
    La mondialisation de l'économie, de plus, donne des marges de manoeuvre à certains acteurs de l'entreprise contre lesquelles les gouvernements ne peuvent pas lutter.
    Le résultat est sans appel. La mauvaise répartition sociale des activités d'une entreprise ne se fait qu'au profit des tricheurs, spéculateurs, profiteurs (voir Enron, les banques d'affaires américaines...). Pourtant, cela n'est pas inéluctable.
    La solution à la baisse de pouvoir d'achat des Français, on le voit, ne passe pas par une prime mais par une réorganisation sociale de l'entreprise. C'est l'organisation des rapports dans l'entreprise qui seule peut permettre le dépassement des conflits et la réussite conjointe, économique et sociale, de l'entreprise.

III) Les conditions de la refonte du contrat social

    Pour résoudre ce problème d'organisation sociale de l'entreprise, il faut restaurer la confiance et changer de mentalité

    Toute solution proposée doit permettre la restauration de la confiance et du consensus entre les différents acteurs de l'entreprise. En effet, on ne peut pas réussir dans une compétition ou une épreuve, quand il y a des acteurs qui jouent contre leur propre camp:
- Il est donc nécessaire que tous les acteurs de l'entreprise se sentent partenaires de la même équipe et en aucun cas exploités par certains membres de l'équipe.
- Il est indispensable aussi qu'aucun acteur ne cherche à exploiter la situation à son profit.
- Il est absolument obligatoire que les gains et les efforts soient répartis équitablement entre tous les acteurs, cela au même moment (ainsi, une diminution du nombre de salariés ne devrait pas être réalisée sans une baisse concomitante de la rémunération des dirigeants et des actionnaires, au moins durant un certain temps).

    Un tel changement d'organisation repose sur une autre vision des intérêts des acteurs de l'entreprise, en rupture avec une lutte où l'on s'entredéchire.
    Pour un syndicat, il ne s'agirait plus seulement de défendre les salariés contre les dirigeants mais aussi de défendre l'entreprise, c'est-à-dire sa pérennité à long terme pour le plus grand bien de tous (on peut comprendre le caractère symbolique de la situation des grutiers des ports français, mais cela s'est fait au détriment de tous les autres salariés, par la chute d'activité des ports français!).
    Pour un patron et un actionnaire, il ne s'agirait plus seulement de réduire les coûts, de maximiser les profits et les rémunérations, mais aussi et d'abord de défendre l'entreprise, là encore, à long terme (on peut comprendre l'intérêt pour une entreprise de délocaliser une partie de sa production, mais c'est sans compter sur les conséquences telles qu'une augmentation des cotisations chômage, pour l'ensemble des entreprises!).

IV) La solution passe par le partenariat

    Quelle solution pratique peut répondre à ces conditions? Pour assurer la réussite économique et sociale de l'entreprise et le service de l'homme, il faut donc introduire une nouvelle forme d'organisation de l'entreprise.
    Cette nouvelle organisation doit s'appuyer sur le fait que, le travail et le capital étant partie intégrante de l'entreprise, le capital d'une société, dite SA en partenariat (à capital variable), doit être constitué d'actions de capital et d'actions de travail, à parts égales (50% chacune). Chaque salarié se voit attribuer, en fonction de son statut, un certain nombre d'actions, les syndicats pouvant notamment être les représentants d'un groupe de salariés à l'AG et au CA. Chaque action de capital, comme de travail, donne droit à un dividende identique. Le dirigeant social de l'entreprise doit rester un représentant du capital, tout en obtenant au moins 51% des voix de l'ensemble des actionnaires
    Les avantages sont multiples: Tous les acteurs doivent oeuvrer dans le même sens, participent tous aux prises de décisions, bénéficient tous équitablement des résultats de l'entreprise. La paix sociale, la participation de tous aux résultats et aux prises de décisions sont des facteurs de réussite des entreprises; ils ne sont pas les seuls, mais dans une organisation mondialisée de l'économie, ils sont indispensables à la réussite.

V) Conclusion

    Par cette nouvelle forme de partenariat au sein des entreprises,
- le débat politique n'aura plus à s'introduire dans l'entreprise;
- tous les acteurs de l'entreprise retrouveront du pouvoir au profit de tous;
- l'Etat retournera à sa mission régalienne de contrôle du bon respect des lois et règlements.



10-06-2011 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

Citoyen de base, quand le Parlement vote une nouvelle loi, ou quand le gouvernement établit un nouveau règlement, je cherche à l'appliquer.
Pourtant depuis quelques années, je me sens complètement piégé parce que je n'arrive pas à appliquer les nouvelles dispositions concernant la sécurité routière: l'Etat ne me fournit pas les outils me permettant d'appliquer la règlementation qu'il nous...

24-05-2011 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

J'ai demandé à faire partie du comité travaillant sur le programme de l'Alliance centriste et j'ai fait une déclaration qui est résumée ici comme suit:
"L'implantation de l'Alliance centriste passe d'une part par le travail de terrain de tout un chacun et d'autre part par la reconnaissance médiatique de notre président.
C'est pourquoi, en raison de le présidentialisation de plus en plus...

04-04-2011 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

La Fédération du Var de l'Alliance centriste participera à la création de la "Confédération Centriste du Var" et demande des investitures communes pour les élections cantonales.

Jean DONZEL, Président départemental, et Antoine SOLER, Délégué départemental, se félicitent de voir que les efforts de Jean ARTHUIS, Président de l'Alliance Centriste, pour rassembler les centristes, sont...

31-01-2011 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

Jean DONZEL, Président de la Fédération du Var, invite tous les adhérents et sympathisants de l'Alliance centriste, à la Convention départementale de notre fédération, le vendredi 14 janvier 2010 à 19h00 à La Coupole, rue du soldat Bellon, à Hyères.
A cette occasion, Jean DONZEL, accompagné de notre délégué départemental, Antoine SOLER, présentera ses voeux, fera un tour d'horizon de la...

14-01-2011 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

Je cherche un homme disait Diogène... Et nous en cherchons un pour diriger la France, un homme capable d'assumer cette tâche dans un contexte européen et mondial où les crises se succèdent avec de lourdes conséquences sociales.
Hélas, parmi tous ceux qui se présentent, s'affrontent trop de démagogues, d'irresponsables, d'égocentrés, alors qu'il faut des hommes qui parlent vrai.
Jean ARTHUIS,...

02-12-2010 | Envoyer la note | Commentaires (1) | Public

    Aujourd’hui les choses sont claires: le centre n'est plus représenté au gouvernement ni à gauche.
    Certes, aucun leader du centre ne peut se dire en particulier son représentant, mais si les leaders du centre s'unissent, ils peuvent constituer le centre et le représenter.
    Jean ARTHUIS, et l'Alliance Centriste appellent une fois de plus...

16-11-2010 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

Les sénateurs s'apprêtent à examiner le projet de budget 2011.
Jean ARTHUIS, président de la Commission des finances souligne que la rigueur budgétaire annoncée par le gouvernement ne trouve pas sa traduction dans ce projet de budget. Une augmentation des impôts est inévitable déclare Jean ARTHUIS, dans une interview au "Journal du dimanche".
Alors que le gouvernement a fait la promesse...

07-11-2010 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

A l'invitation de Jean DONZEL, Président de la Fédération du Var et d'Antoine SOLER, Délégué départemental, Jean ARTHUIS, Président de l'ALLIANCE CENTRISTE, Sénateur, Président du Conseil Général de la Mayenne, Président de la Commission des Finances du Sénat animera une conférence sur le thème "Rassembler au Centre, pour la liberté et la solidarité", le 12 novembre à...

20-10-2010 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

Vendredi 24 Septembre, la Fédération du Var de l'Alliance Centriste a accueilli Jean ARTHUIS avant son discours à l'Université d'été du Modem.

08-10-2010 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Public

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